Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un moment que je trouve précieux : la première séance, celle où tout commence — la rencontre entre vous et moi.
Arriver à ce premier rendez-vous, c’est déjà avoir franchi plusieurs étapes. Vous avez surfé sur internet, consulté des sites, regardé des photos, lu des avis… Et à un moment quelque chose s’est passé : « tiens, cette personne-là, elle pourrait me correspondre ». Alors vous avez pris votre courage à deux mains. Vous m’avez appelée, ou vous avez pris rendez-vous en ligne. Je vous ai envoyé un message avec toutes les indications pour bien me localiser.
Le jour J, parfois avec une heure d’avance, parfois avec un quart d’heure de retard, parce qu’une première séance, tout peut arriver sur le trajet…Vous franchissez la porte du cabinet. Le cœur battant. Avec sans doute cette question qui tourne : comment ça va se passer ?
Moi, je suis de l’autre côté, curieuse de la personne que je vais découvrir. Que vous m’ayez envoyé dix messages avant de venir, ou aucun.
Nous montons l’escalier ensemble, je vous montre la salle d’attente, puis le cabinet. Vous déposez vos affaires, vous vous installez dans le fauteuil. Nous voilà face à face. Je peux sentir un peu d’appréhension dans l’air — c’est normal, et vous êtes au bon endroit. Je vous regarde, je vous souris. Et je vous dis : « Bienvenue. Je vais d’abord me présenter en quelques mots, vous parler de ma façon de travailler, et ensuite, vous me direz ce qui vous amène. »
Je vais aussi prendre le temps d’apprendre à vous connaître : votre histoire, ce qui vous pèse, ce qui vous anime, comment vous évoluez dans votre vie.
Et puis, presque sans le voir venir, c’est déjà la fin.
Je vous demande comment vous vous êtes senti-e avec moi. Des larmes ont parfois coulé, des rires ont parfois jailli. De la tristesse, du soulagement aussi, souvent les deux ensembles. La plupart du temps, vous me dites que vous êtes soulagé-e d’avoir osé venir. Parfois même, vous êtes déjà impatient-e de revenir.
Moi, je suis déjà touchée par votre histoire et par la confiance que vous me faites, cette confiance-là, je ne la prends jamais à la légère.
Nous décidons ensemble si nous poursuivons le travail entamé. Je vous redis ce qui sera vrai tout au long de notre travail : la liberté de questionner, de ne pas être d’accord, d’arrêter, cela vous appartient entièrement.
Vous repartez. Et quelque chose a déjà commencé.